MESSAGE DE CAREME DU PAPE FRANCOIS

Dans son message de Carême, le Pape François invite à démasquer les «faux prophètes» de ce monde, «qui paralysent les cœurs et les actions». Il souhaite que les 40 jours avant Pâques soient un temps de «conversion», pour «revenir au Seigneur de tout notre cœur et par toute notre vie».

 

MESSAGE DU PAPE FRANÇOIS POUR LE CARÊME 2018

« À cause de l’ampleur du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira » (Mt 24, 12)

Chers Frères et Sœurs,

La Pâque du Seigneur vient une fois encore jusqu’à nous ! Chaque année, pour nous y préparer, la Providence de Dieu nous offre le temps du Carême. Il est le « signe sacramentel de notre conversion », qui annonce et nous offre la possibilité de revenir au Seigneur de tout notre cœur et par toute notre vie.

Cette année encore, à travers ce message, je souhaite inviter l’Eglise entière à vivre ce temps de grâce dans la joie et en vérité ; et je le fais en me laissant inspirer par une expression de Jésus dans l’Évangile de Matthieu : « À cause de l’ampleur du mal, la charité de la plupart des hommes se refroidira » (24, 12). Cette phrase fait partie du discours sur la fin des temps prononcé à Jérusalem, au Mont des Oliviers, précisément là où commencera la Passion du Seigneur. Jésus, dans sa réponse à l’un de ses disciples, annonce une grande tribulation et il décrit la situation dans laquelle la communauté des croyants pourrait se retrouver : face à des évènements douloureux, certains faux prophètes tromperont beaucoup de personnes, presqu’au point d’éteindre dans les cœurs la charité qui est le centre de tout l’Évangile.

Les faux prophètes

Mettons-nous à l’écoute de ce passage et demandons-nous : sous quels traits ces faux prophètes se présentent-ils ?

Ils sont comme des « charmeurs de serpents », c’est-à-dire qu’ils utilisent les émotions humaines pour réduire les personnes en esclavage et les mener à leur gré. Que d’enfants de Dieu se laissent séduire par l’attraction des plaisirs fugaces confondus avec le bonheur ! Combien d’hommes et de femmes vivent comme charmés par l’illusion de l’argent, qui en réalité les rend esclaves du profit ou d’intérêts mesquins ! Que de personnes vivent en pensant se suffire à elles-mêmes et tombent en proie à la solitude !

« Chacun de nous est appelé à reconnaître ce qui laisse en nous une trace bonne et plus durable, parce que venant de Dieu et servant vraiment à notre bien. »

D’autres faux prophètes sont ces « charlatans » qui offrent des solutions simples et immédiates aux souffrances, des remèdes qui se révèlent cependant totalement inefficaces : à combien de jeunes a-t-on proposé le faux remède de la drogue, des relations « use et jette », des gains faciles mais malhonnêtes ! Combien d’autres encore se sont immergés dans une vie complètement virtuelle où les relations semblent plus faciles et plus rapides pour se révéler ensuite tragiquement privées de sens ! Ces escrocs, qui offrent des choses sans valeur, privent par contre de ce qui est le plus précieux : la dignité, la liberté et la capacité d’aimer. C’est la duperie de la vanité, qui nous conduit à faire le paon… pour finir dans le ridicule ; et du ridicule, on ne se relève pas. Ce n’est pas étonnant : depuis toujours le démon, qui est « menteur et père du mensonge » (Jn 8, 44), présente le mal comme bien, et le faux comme vrai, afin de troubler le cœur de l’homme. C’est pourquoi chacun de nous est appelé à discerner en son cœur et à examiner s’il est menacé par les mensonges de ces faux prophètes. Il faut apprendre à ne pas en rester à l’immédiat, à la superficialité, mais à reconnaître ce qui laisse en nous une trace bonne et plus durable, parce que venant de Dieu et servant vraiment à notre bien.

Un cœur froid

Dans sa description de l’enfer, Dante Alighieri imagine le diable assis sur un trône de glace ; il habite dans la froidure de l’amour étouffé. Demandons-nous donc : comment la charité se refroidit-elle en nous ? Quels sont les signes qui nous avertissent que l’amour risque de s’éteindre en nous ?

Ce qui éteint la charité, c’est avant tout l’avidité de l’argent, « la racine de tous les maux »(1Tm 6, 10) ; elle est suivie du refus de Dieu, et donc du refus de trouver en lui notre consolation, préférant notre désolation au réconfort de sa Parole et de ses Sacrements.[3] Tout cela se transforme en violence à l’encontre de ceux qui sont considérés comme une menace à nos propres « certitudes » : l’enfant à naître, la personne âgée malade, l’hôte de passage, l’étranger, mais aussi le prochain qui ne correspond pas à nos attentes.

« Quels sont les signes qui nous avertissent que l’amour risque de s’éteindre en nous ? »

La création, elle aussi, devient un témoin silencieux de ce refroidissement de la charité : la terre est empoisonnée par les déchets jetés par négligence et par intérêt ; les mers, elles aussi polluées, doivent malheureusement engloutir les restes de nombreux naufragés des migrations forcées ; les cieux – qui dans le dessein de Dieu chantent sa gloire – sont sillonnés par des machines qui font pleuvoir des instruments de mort.

L’amour se refroidit également dans nos communautés. Dans l’Exhortation Apostolique Evangelii Gaudium, j’ai tenté de donner une description des signes les plus évidents de ce manque d’amour. Les voici : l’acédie égoïste, le pessimisme stérile, la tentation de l’isolement et de l’engagement dans des guerres fratricides sans fin, la mentalité mondaine qui conduit à ne rechercher que les apparences, réduisant ainsi l’ardeur missionnaire.

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Convertissez-vous et croyez à l’Evangile

CONVERTISSEZ-VOUS ET CROYEZ A L’EVANGILE

Au milieu de ce mois de février nous allons entrer dans le temps du Carême. C’est une belle période pour faire une démarche personnelle et communautaire.

Il s’agit de se laisser convertir par le Seigneur. C’est à cette attitude que nous invite l’apôtre dans sa 2ème lettre aux Corinthiens que nous lirons à la célébration des Cendres : « Laissez-vous réconcilier avec Dieu ». Et en imposant sur le front des cendres, le célébrant prononcera des paroles qui nous invitent à la fois à la conversion et à exprimer notre foi « Convertissez-vous et croyez en l’Evangile ».

Nous sommes ainsi invités à nous mettre en état d’accueillir le Seigneur et de le suivre au cœur de notre vie ordinaire.
Nous aurons de belles occasions de vivre des liturgies et des temps communautaires qui nous prépareront à Pâques. Le nouveau et le beau Chemin de Croix du Christ-Roi favorisera notre contemplation du Christ, mort et ressuscité, pour chacune et chacun et pour le salut du monde.

Pris dans le tourbillon d’une vie fatigante peut-être aurons-nous du mal à nous extraire de nos préoccupations et de nos inquiétudes.
La prière du psalmiste (ps 24) nous invite à nous mettre dans les mains du Seigneur :

    « Seigneur,enseigne-moi tes voies,fais-moi connaître ta route.                                     Dirige-moi par ta vérité, enseigne-moi,                           car tu es le Dieu qui me sauve ».

Gilbert LAGOUANELLE
Diacre

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Nous entrons en Carême …. Mercredi 14 février …. Mercredi des Cendres

Mercredi 14 février

Messes à 18 h et 20 h 30 au Christ-Roi

Je suis semblable aux cendres, Seigneur,
à ces poussières grises et mortes,
lorsque j’ouvre à la jalousie qui refroidit mon amitié,
lorsque j’autorise la bouderie
à écarter le sourire de mes lèvres,
lorsque j’admets que la méchanceté
en moi dépose ses baves de saleté,
lorsque je permets à l’égoïsme de gonfler en moi
et de remplir toute la place en mon cœur
jusqu’à m’empêcher de penser aux autres,
lorsque je t’oublie, Seigneur,
et que je laisse s’éteindre ma confiance en toi !

Je ne suis pas uniquement cendres, Seigneur !
Sous mes cendres, tu le sais, toi qui me connais,
dorment des braises attendant d’être ranimées.

Seigneur, allume mes braises pour qu’à nouveau brûle,
vive et joyeuse, la flamme de mon amour
pour toi et pour mon prochain !

Charles Singer

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CONCERT DE MUSIQUE VOCALE A SAINT MARTIN

CONCERT DE MUSIQUE VOCALE

DIMANCHE 11 FEVRIER 2018 A 16 H

EGLISE SAINT MARTIN

AVEC :

Le choeur féminin, « L’Oiseau Rebelle »

La harpiste Joana Nogueira

Direction : Marie-Aude Gérardin

 

 

Eglise Saint Martin (Association pour la Sauvegarde de l’Eglise Saint Martin)

124 rue Gabriel Péri 95240 Cormeilles en Parisis

Renseignements : 06 13 71 71 42

(Entrée et participation libres)

 

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2 FEVRIER : PRESENTATION DU SEIGNEUR AU TEMPLE

Quarante jours après la naissance de Jésus, Marie et Joseph portèrent l’Enfant au Temple, afin de le présenter au Seigneur selon la loi de Moïse.

Aussi l’Église célèbre-t-elle, le 2 février, la Présentation du Seigneur au Temple, qui clôture les solennités de l’Incarnation.

Cette fête est aussi la Journée de la vie consacrée.

La fête de la Présentation de Jésus au Temple, aussi appelée fête de la purification, est plus connue sous le nom populaire de Chandeleur. Ce nom, qui signifie “fête des chandelles”, a pour origine la procession par laquelle débute la célébration. Par ce geste, nous nous souvenons que c’est par le titre « Lumière pour éclairer les nations païennes » (Luc 2, 32), que Siméon accueille Jésus lors de la Présentation au Temple par Marie et Joseph, quarante jours après sa naissance.

Par ailleurs, la présentation de Jésus au temple, consacré selon la prescription rituelle de l’époque au Seigneur comme tout garçon premier né, annonce le don de Jésus par amour de Dieu et des hommes et l’offrande suprême de la Croix. Cette journée a donc une importance particulière pour toute personne consacrée, qui, inspirée par le don bouleversant du Christ,                      aspire à son tour à donner sa vie et à tout abandonner               pour marcher à sa suite.

                        En 1997, le pape Jean-Paul II initie ce jour-là                          la première Journée de la vie consacrée.

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SEMAINE DE PRIERE POUR L’UNITE DES CHRETIENS

Chaque année, du 18 au 25 janvier, la « Semaine de prière pour l’unité chrétienne » rassemble des chrétiens de toutes confessions.

« Le Seigneur est ma force et ma louange, il est mon libérateur » (Ex 15,1 /21),

tel est le thème de l’édition 2018 de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens qui a lieu chaque année du 18 au 25 janvier. Cet événement – qui existe depuis 1939 – est, cette année, préparé par les chrétiens des Caraïbes, très marqués par leur passé colonial.

Ils nous invitent à prier avec un chant de louange célébrant non seulement îla libération de l’esclavage en Egypte mais aussi la libération des chaînes du péché grâce au Christ, tout en nous mettant en garde contre les nouvelles formes de l’esclavage moderne…

 

► LES RENDEZ-VOUS DANS LE VAL-D’OISE :

– Mardi 16 janvier 2018 à 20h à l’église Notre-Dame des Champs à Taverny (170 ave nue d’Herblay – Taverny)
– Dimanche 21 janvier , à 17h au nouveau temple de la communauté baptiste Maranatha à Osny (60 rue des Patis, 95520 Osny)
– Mardi 23 janvier à 17h à l’église catholique de Bouffémont
– Mercredi 24 janvier à 20h30 à Magny-en-Vexin (1 rue de l’Ecole – Magny-en-Vexin)
– Jeudi 25 janvier à l’église copte orthodoxe à Deuil-la-Barre : veillée à 20h30 précédée d’un repas tiré du sac à 19 h (17 rue Cauchoix)

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JOURNEE MONDIALE DU MIGRANT ET DU REFUGIE

Elle a lieu le dimanche 14 janvier 2018 sur le thème «accueillir, protéger, promouvoir et intégrer». Alors que nous sommes confrontés à un monde qui « craque », les services diocésains de la pastorale des migrants et de la diaconie lancent un appel !


Traditionnellement, la « J.M.M.R. » est fêtée en début d’année. En 2018, elle aura lieu le dimanche 14 Janvier 2018 A la suite du conseil diocésain de la Diaconie, les services diocésains de la Pastorale des migrants et de la diaconie ont décidé de présenter ensemble cette journée. Pourquoi ?

La situation des réfugiés et demandeurs d’asile est complexe. Des tensions naissent, des inquiétudes s’expriment Nous sommes confronté à un monde qui  » craque ». Les passages désespérés au péril de leur vie de nombreuses personnes en Méditerranée en est un exemple douloureux. Nous le ressentons dans notre propre pays aux frontières d’Italie, dans le Pas de Calais, mais aussi en Ile de France où les squats et bidonvilles naissent régulièrement à Paris et en banlieue. Notre département se trouve lui-même confronté concrètement à cette situation : Des centres d’urgences pour migrants ont été ouverts ces derniers mois par exemple à St Ouen l’Aumône, Villiers-le-Bel, Bernes sur Oise. Le premier centre de pré-accueil de migrants a été ouvert en octobre danestion.

Devant cette situation nous invitons les communautés chrétiennes à la réflexion.
Que cette journée mondiale soit une occasion certes de prier, de partager les richesses interculturelles de nos communautés mais aussi de partager par des témoignages ce que nous même comme réfugiés, demandeurs d’asile, migrants avons vécu ou vivons aujourd’hui.

Le Pape François dans son message pour cette journée mondiale a mis en évidence quatre mots : « Accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les migrants et les réfugiés » et il ajoute :

 » Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus Christ, qui s’identifie à l’étranger de toute époque accueilli ou rejeté (cf. Mt 25, 35.43). Le Seigneur confie à l’amour maternel de l’Église tout être humain contraint à quitter sa propre patrie à la recherche d’un avenir meilleur (Cf. Pie XII, Constitution apostolique Exsul Familia, Titulus Primus, I, 1er août 1952). Cette sollicitude doit s’exprimer concrètement à chaque étape de l’expérience migratoire : depuis le départ jusqu’au voyage, depuis l’arrivée jusqu’au retour. C’est une grande responsabilité que l’Église entend partager avec tous les croyants ainsi qu’avec tous les hommes et femmes de bonne volonté, qui sont appelés à répondre aux nombreux défis posés par les migrations contemporaines, avec générosité, rapidité, sagesse et clairvoyance, chacun selon ses propres possibilités ».

 

Gilbert Lagouanelle, délégué épiscopal à la diaconie
P. Henri de La Salle, délégué épiscopal à la pastorale des migrants

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ENSEMBLE, CONSTRUIRE LA PAIX !

Aux habitants du Val-d’Oise
Ensemble, construire la paix
Le 29 décembre 2017

Le Val-d’Oise est une terre de rencontre sur laquelle chacune et chacun vit avec ses convictions,avec sa religion, avec ses origines et son histoire.

Au seuil de cette nouvelle année 2018, ensemble, nous voulons vous dire combien nous sommes conscients de la richesse humaine de notre département, combien nous avons à cœur de développer
encore plus nos liens d’amitié. Et nous faisons appel à toutes nos communautés pour, localement, renforcer et accroître ces liens de confiance mutuelle.

Nous avons la conviction que nous pouvons contribuer à renforcer la paix au cœur de notredépartement. Et pour que celle-ci rayonne, nous devons apprendre à mieux nous connaître, à nous respecter, à découvrir ce qui nous différencie mais surtout à comprendre ce qui nous rapproche.

       Agissons dans ce sens au sein de nos villes, de nos quartiers, de nos                                      villages, en transmettant aux plus jeunes générations                        cette volonté commune.

Nous vous souhaitons une très belle année. Qu’elle conduise chacune et chacun de nous vers la PAIX !

Hikmet TURK
Président du Conseil régional du culte musulman (CRCM)

René TAÏEB
Président de l’Union des collectivités juives du Val-d’Oise (UCJ 95)

Stanislas LALANNE Evêque de Pontoise pour le Val-d’Oise

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PRIERE POUR LA PAIX !

La Prière du Pape François pour la Paix « Seigneur Dieu de paix, écoute notre supplication ! » :

« Seigneur Dieu de paix, écoute notre supplication ! Nous avons essayé tant de fois et durant tant d’années de résoudre nos conflits avec nos forces et aussi avec nos armes ; tant de moments d’hostilité et d’obscurité ; tant de sang versé ; tant de vies brisées, tant d’espérances ensevelies… Mais nos efforts ont été vains.

A présent, Seigneur, aide-nous Toi ! Donne-nous Toi la paix, enseigne-nous Toi la paix, guide-nous Toi vers la paix. Ouvre nos yeux et nos cœurs et donne-nous le courage de dire : « plus jamais la guerre » ; « avec la guerre tout est détruit ! ». Infuse en nous le courage d’accomplir des gestes concrets pour construire la paix. Seigneur, Dieu d’Abraham et des Prophètes, Dieu Amour qui nous a créés et nous appelle à vivre en frères, donne-nous la force d’être chaque jour des artisans de paix ; donne-nous la capacité de regarder avec bienveillance tous les frères que nous rencontrons sur notre chemin. Rends-nous disponibles à écouter le cri de nos concitoyens qui nous demandent de transformer nos armes en instruments de paix, nos peurs en confiance et nos tensions en pardon. Maintiens allumée en nous la flamme de l’espérance pour accomplir avec une patiente persévérance des choix de dialogue et de réconciliation, afin que vainque finalement la paix.

Et que du cœur de chaque homme soient bannis ces mots : division, haine, guerre !

Seigneur, désarme la langue et les mains, renouvelle les cœurs et les esprits, pour que la parole qui nous fait nous rencontrer soit toujours « frère », et que le style de notre vie devienne : shalom, paix, salam ! Amen. »

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LE MESSAGE DE NOEL DE MONSEIGNEUR LALANNE, EVEQUE DE PONTOISE, AUX VALDOISIENS

Oui, la fête de Noël est inouïe : le Dieu
tout-puissant se fait proche dans le visage
d’un nouveau-né ! Le Fils de Dieu se fait l’un
d’entre nous dans ce qu’il y a de plus fragile.
Cette naissance nous dit que chacune de nos
vies, aussi vulnérable soit-elle, aussi abîmée
soit-elle, est précieuse aux yeux de Dieu.

Je formule un voeu pour la nuit de Noël : que la
célébration de la naissance du Christ soit l’occasion
d’une nouvelle naissance pour chacun de
nous ! Que Noël nous invite à porter un regard
renouvelé sur ceux et celles qui nous entourent :
un regard qui espère, un regard qui pardonne,
un regard qui relève, un regard de miséricorde.
Personne n’est exclu de la tendresse de Dieu,
personne n’est exclu du pardon de Dieu,
personne n’est exclu de ce regard d’amour que
Dieu pose sur chacun. Et nous, chrétiens, nous
n’en n’avons pas le privilège : nous en avons la
responsabilité. Nous sommes tous appelés, au
nom du Christ, à faire de Noël la fête du
partage, de l’attention aux autres et, tout particulièrement,
aux plus petits d’entre nous.
Dans un monde où les situations difficiles, voire
violentes, sont nombreuses, cette mission de
témoigner de la tendresse de Dieu est plus que
jamais essentielle.

Oui, Dieu nous confie cette belle mission d’être
porteurs d’espérance, d’être porteurs de la
lumière de Noël qui peut éclairer l’existence
de tout homme quelles que soient son origine,
sa culture ou ses convictions religieuses.
Je le crois : Noël réveille le meilleur de tout être
humain pour faire de tous des artisans de paix
et de réconciliation.

Je prie pour que la grâce de ce temps de Noël
vous donne la joie et la paix du Christ. Je prie
pour que notre Eglise diocésaine continue à être
toujours plus signe de la tendresse de Dieu pour
tous les habitants du Val-d’Oise.
Je souhaite à chacun et chacune d’entre vous un
très joyeux Noël.

Noël : une bonne nouvelle
inouïe à partager à tous !

www.catholique95;fr

https://drive.google.com/file/d/1iZ3jcPko0RfyhhL162cb3RzBO4orZgj1/view

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+ Stanislas LALANNE
Evêque de Pontoise
20 décembre 2017

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L’EVANGILE … DES SANS-PAPIERS

 

En ce temps-là, vivait à Nazareth en Galilée, un homme appelé Joseph. Joseph était charpentier, et il venait de se marier avec une jeune femme qui s’appelait Marie. Or il advint en ces jours-là que parut un édit de César Auguste ordonnant le recensement de tout le monde habité. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph fut convoqué au commissariat de police de Nazareth et il fut conduit devant l’inspecteur.

Alors l’inspecteur lui dit : « Joseph, n’est-il pas vrai que tu n’es pas d’ici et que ta famille vient de Bethléem en Judée ? » C’est vrai, répondit Joseph. L’inspecteur dit alors à Joseph : « Il faut que tu partes pour Bethléem te faire établir tes papiers. Sans ces papiers, tu ne peux pas vivre et travailler parmi nous comme tu l’as déjà fait jusqu’à présent. »

Joseph dit : « Ma jeune femme est enceinte, et le terme est proche. Ne peux-tu m’accorder une prolongation jusqu’à ce que l’enfant soit né ? Ensuite nous partirons pour Bethléem, comme tu me le demandes. » Mais l’inspecteur répondit : « Je ne veux pas le savoir, et la loi est la loi. Si tu ne te mets pas en route immédiatement, je te ferai reconduire à la frontière par mes hommes et jamais tu ne pourras revenir ici. »

Alors Joseph se mit en route avec Marie, et après quelques jours de voyage, ils arrivèrent à Bethléem. Comme Marie était fatiguée, Joseph alla frapper à la porte d’un hôtel et demanda une chambre, afin que Marie puisse se reposer. L’hôtelier lui dit : « Donne-moi tes papiers pour que je puisse t’enregistrer. » Joseph répondit : « Je n’ai pas de papiers, je viens justement à Bethléem pour qu’on m’en établisse. » Alors l’hôtelier dit à Joseph : « Si tu n’as pas de papiers, je ne peux pas te loger. Va t’en, je ne peux rien pour toi. » Et tous les hôteliers de la ville lui firent la même réponse.

Et voici que Marie ressentit soudain les premières douleurs de l’enfantement. Alors Joseph la conduisit à l’hôpital pour qu’elle puisse y accoucher. Mais à l’entrée de l’hôpital, le gardien dit à Joseph : « Donne-moi tes papiers, pour que je m’assure que tu es en règle et que je peux accueillir ta femme. » Joseph répondit : « Je n’ai pas de papiers, je viens justement à Bethléem pur qu’on m’en établisse. » Alors le gardien dit à Joseph : « Si tu n’as pas de papiers, je ne peux pas accueillir ta femme. Va-t-en, je ne peux rien pour toi. »

À la fin, Joseph trouva une étable ouverte, et il y installa Marie. Et c’est là que Marie mit au monde un fils, qui fut appelé Jésus. Et les bergers des environs lui apportèrent du lait et des langes, car eux non plus n’avaient pas de papiers, et ils comprenaient la situation de Joseph et de Marie.

Et voici qu’Hérode, gouverneur de Judée, fut soudain pris de peur. Comme Joseph et Marie, beaucoup d’hommes et de femmes étaient venus de très loin jusqu’en Judée pour se faire recenser. Alors Hérode réunit ses conseillers et leur dit : « Si tous ces gens-là restent en Judée au lieu de repartir chez eux, ils vont manger le pain et prendre le travail de mes sujets. Ils feront des enfants. À la fin, ils seront plus nombreux que nous, et nous ne serons plus les maîtres chez nous. Pour empêcher cela, je vais faire une grande rafle et les chasser d’ici : quant aux enfants, je les ferai disparaître. »

Un soir que Joseph s’était assis devant l’étable où il habitait, il vit dans le lointain la troupe de policiers d’Hérode qui s’approchaient de Bethléem. Alors il rentra dans l’étable et dit à Marie : « Prends l’enfant et partons, sinon il va nous arriver un malheur. » Aussitôt, ils prirent le chemin de l’Égypte, et c’est ainsi qu’ils échappèrent à la rafle d’Hérode. Ils demeurèrent en Égypte jusqu’à ce que César Auguste et Hérode disparaissent et soient remplacées par des souverains meilleurs et plus justes. Alors ils revinrent en Galilée. Mais Jésus n’oublia pas ce qui s’était passé au moment de sa naissance. C’est ce dont témoigne son enseignement :

« Heureux les pauvres, car le royaume des cieux est à eux, et à l’entrée de ce royaume, on ne leur demandera pas de papiers. Heureux les affamés et les assoiffés de la justice, car ils seront rassasiés, même s’ils n’ont pas de papiers. Le mari et la femme doivent vivre ensemble, et peu importe que l’un ait des papiers et l’autre pas, car il ne faut pas séparer ce que Dieu a uni.

Dieu a fait la terre pour tous les hommes, et les hommes sont partout chez eux sur la terre, car la terre est l’œuvre de Dieu. Mais les frontières sont l’œuvre des hommes, et quand elles deviennent des barrières, elles sont l’œuvre du démon. La loi de Dieu tient en un seul commandement : « Aimez-vous les uns les autres, avec ou sans papiers : vous ferez ainsi la volonté de Dieu. »

Emmanuel Terray, 1997

 

Ce beau texte, qui a été prié  et médité lors d’un temps de prière de l’association JRS (réseau d’accueil de réfugiés des jésuites)lors, nous a été transmis par Gilbert Lagouanelle

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NOEL à Cormeilles La Frette

 

Horaires des messes de Noël

Dimanche 24 décembre
                                           A 18 h à Saint-Martin                                          
A 20 h 30 au Christ-Roi (précédée à 20 h d’un prélude musical à l’orgue)

Lundi 25 décembre
A 9 h à Saint Nicolas (pas de messe à Saint Martin)
A 11 h au Christ-Roi

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NOEL FANTASTIQUE … J’Y ETAIS

L’âne et le bœuf ce soir-là ont jeuné. Ils se sont éloignés dévotement à reculons de la crèche pourtant garnie de foin appétissant. Il faut que l’enfant attendu y trouve couche molle.
L’âne et le bœuf pressentent que l’instant est solennel : l’animal ne ressent-il pas avant l’homme les tremblements de terre ?

 

Silence assourdissant jusqu’au moment où Marie – Tabernacle vivant depuis l’Annonciation – y dépose l’Emmanuel promis de longue date. Joseph – la diaconie parfaite – veille à tout.
Avertis par l’Ange, arrivent 2 bergers hirsutes odorants de suint à souhait. Muets un court instant, le premier gonfle sa cornemuse. Le second embouche son pipeau pour nous régaler tous deux d’une aigrelette musique pastorale.
Entrent alors quelques cabris facétieux qui entament devant la crèche une chorégraphie aussi gracieuse qu’originale.
Aubade terminée, voici qu’éclate, venant du Très-Haut un retentissant Gloria, à faire frémir le plus endurci.

L’âne et le bœuf l’avaient pressenti : Une Aube nouvelle se levait.

 

Romain Rodaro

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L’AVENT … LUMIERE DANS LA NUIT

3ème dimanche de l’Avent

Jean est la voix, mais dès le commencement le Seigneur était le Verbe . C’est pour un temps que Jean est la voix : Verbe dès le principe, le Christ est Verbe pour l’éternité. Supprime la parole: qu’est-ce que la voix? Il ne reste qu’un vain bruit, là où manque le sens. Ainsi la voix qui n’est point parole frappe l’oreille sans édifier le coeur. Remarquons ce qui se passe dans notre coeur lorsqu’il s’agit de l’édifier. Si je réfléchis à ce que je veux dire, la parole est déjà dans mon coeur; mais en cherchant à m’adresser à toi, je suis en quête de la manière dont je ferai passer dans ton esprit ce qui déjà est dans le mien. En examinant ainsi comment te faire parvenir, comment te mettre au coeur la parole, l’idée qui est en moi, je recours à la voix, et avec ma voix je te parle. Le son de ma voix conduit jusqu’à ton esprit l’intelligence de mon idée, et quand le son t’a ainsi conduit le sens de mon idée, ce son passe; mais l’idée conduite par ce son est en toi, sans que je l’aie perdue: Quand donc le son t’a ainsi mené mon idée, ne semble-t-il pas te dire: «Il faut qu’elle croisse et que je diminue?» Le son de ma voix a fait son oeuvre et en disparaissant il semble s’écrier: «Ma joie est ainsi accomplie ». Mais nous gardons l’idée, faisons-la entrer comme dans la moelle de nous-mêmes,                  ne la perdons pas.

Veux-tu voir la voix qui passe et la divinité du Verbe qui demeure? Où est maintenant le baptême de Jean? Il a fait son oeuvre et il s’en est allé; au lieu que le baptême du Christ est toujours en usage. Tous encore nous croyons au Christ, nous espérons en lui le salut. C’est ce que nous a fait entendre la voix. Aussi, comme il est difficile de discerner la parole de la voix, Jean a été pris pour le Christ. La voit a été prise pour la Parole; mais pour n’offenser pas la Parole, la voix a reconnu ce qu’elle était «Je ne suis, a-t-elle dit, ni le Christ, ni Elie, ni un prophète. – Qui donc êtes-vous?» ajouta-t-on. – «Je suis, reprit-elle, la voix de Celui qui crie dans le désert: Préparez la voie au Seigneur  «La voix de Celui qui crie dans le désert»; qui rompt le silence. «Préparez la voie au Seigneur». C’était comme dire: Si je me fais entendre; c’est pour l’introduire dans vos coeurs; mais si vous ne lui préparez la voie, il ne daigne pas venir où je voudrais le faire entrer. Que signifie: «Préparez la voie», sinon: Priez avec ardeur? Que signifie: «Préparez la voie», sinon: Soyez humbles dans vos pensées? Imitez en lui ses exemples d’humilité. On le prend pour le Christ; il dit qu’il n’est pas ce qu’on pense de lui, et il ne profite pas, pour s’élever, de l’erreur d’autrui. Fil disait: Je suis le Christ, avec quelle facilité on le croirait, puisque avant qu’il eût rien dit, on le croyait déjà! Il ne dit pas cela, il sait ce qu’il est, il ne se confond pas avec le Christ, il s’humilie. Il sait où trouver le salut; et comprenant qu’il n’est qu’un flambeau, il craint de s’éteindre au souffle de l’orgueil.

Sermon 293 Saint Augustin

En ce premier dimanche de l’Avent, qui marque le début de la nouvelle Année liturgique, le Pape a prononcé son traditionnel Angélus, devant les fidèles rassemblés sur la Place Saint-Pierre. Il a rappelé que ce temps de l’Avent est le bon moment pour «aller rencontrer le Seigneur», qui vient nous visiter, et que ce doit être «un temps d’espérance, l’espérance vraie, fondée sur la fidélité de Dieu et sur notre responsabilité».

Car elle est puissante la nuit en cet Avent
et ses alliés sont très nombreux :
la violence, la haine, la guerre,
le mépris, l’exclusion, la crise économique….
Quand se lèvera le jour d’un monde fraternel, enfin vivant ?

Il nous faut la Lumière
qui transforme ces nuits en jour
et nous tienne éveillés, debout,
pour apporter la réconciliation,
pour rassasier de pain et d’amour,
pour offrir l’amitié et le respect,
pour allumer dans toutes les nuits du monde,
la lumière de l’espérance.

Il nous faut la Lumière
pour n’être pas condamnés à la nuit.
Il nous faut la Lumière
pour veiller et ne pas se laisser surprendre,
alerter les voisins, lorsque la nuit tente
de se faufiler dans nos vies.
Il nous faut la Lumière pour avancer,
confiants en l’avenir.

Il nous faut la Lumière, dites-vous !
Mais elle est déjà venue !
Elle est avec nous ! Elle s’appelle Jésus Christ.
Elle a brillé en pleine nuit du monde,
du temps et des coeurs.
En naissant, Jésus Christ a enraciné en nous,
la Lumière de Dieu.

A nous de quitter la nuit
et de devenir enfants de Lumière
A nous, de nous laisser réveiller
par les multiples appels de nos frères.
Retrouvons, en nous, les sources cachées de l’Evangile :
c’est la Lumière qui nous empêche de nous endormir.
Urgence. Il faut se lever ! 

 

Père Philippe Muller

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Et si vous meniez la grande vie ?

 

Et si vous meniez la Grande Vie ?

Désormais, nous ne dirons plus « ne nous soumets pas à la tentation » mais « ne nous laisse pas entrer en tentation« . Cela donne l’occasion de revisiter cette sixième demande du Notre Père.

Demander de ne pas entrer en tentation, c’est demander à ne pas douter de la présence de Dieu au milieu de nous. C’est en ce sens que Jésus dit à ses disciples, à Gethsémani : priez pour ne pas entrer en tentation (Mc 14, 38) car bientôt ils seront amenés à douter qu’il est vraiment Dieu. Le sens profond de cette demande est donc : Seigneur, garde-nous de douter de toi ! 

Douter de Dieu, nous entraîne inévitablement à douter de son projet de vie pour nous-mêmes et pour les autres.  Or, le Seigneur forme pour nous un grand projet que nous célébrons à Noël : Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit fait Dieu. La grande tentation est de minimiser l’ambition de Dieu pour nous et de nous contenter d’une petite vie alors qu’il nous appelle à la vie en grand.

Mener « La Grande Vie », voilà ce que notre évêque nous propose à travers le parcours de préparation à la confirmation qui va se déployer sur l’année liturgique. Ce parcours, il est pour vous qui n’êtes pas encore confirmés mais aussi pour vous qui êtes déjà confirmés, peut-être depuis longtemps, et qui êtes prêts à vous laisser revivifier dans la grâce de l’Esprit Saint.

Entrez dans la joie de cette nouvelle année liturgique !

 

Thierry Butor +

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